domenica 5 maggio 2019

Anche il campionato francese ha problemi con la tv

Ci lamentiamo dei guai della nostra A1, e spesso non a torto; ma occhio a questa imbarazzante vicenda riguardante la massima serie francese. In pratica pare che: i diritti tv sono stati dati a un'emittente di nome RMC che non solo non dà nulla ma anzi viene pagata dai clubs; le partite trasmesse sono poche e mal pubblicizzate; nei giorni scorsi in un "magazine" di quell'emittente hanno mostrato immagini delle peggiori azioni di una partita accompagnandole con scherno e risate degli ospiti in studio. Per cui ora monta la protesta.
Interessante che, nella nota di cui sotto, ci si lamenta del fatto che il basket non starebbe approfittando del boom in corso per gli sport femminili. Sembra di essere di qua delle Alpi e invece si è di là...

COMMUNIQUE : L’union des Clubs de Ligue Féminine de Basket dit stop au mépris et se mobilise pour une médiatisation juste et respectueuse du basket féminin.

A l’occasion de l’émission Buzzer sur RMC Sports 2 du 29 avril, Pierre Ammiche a tenu des propos sexistes, vulgaires et insultants pour notre sport, les clubs et les joueuses qui font notre championnat. Déjà auteurs de propos insultants envers les supporters du club de Graveline et du basket masculin français en février dernier, voyons là au minimum un propos dépourvu d’intelligence et de respect.
Au cours de cette chronique douteuse, des images dégradantes, accompagnées des ricanements des personnes présentes sur le plateau, montrant « un bêtisier du match » comme seul résumé, ne font que confirmer malheureusement le peu de considération voire le mépris avec lequel cette chaîne traite notre sport depuis la signature du contrat de droits entre eux, la LNB et la FFBB.
Aujourd’hui l’Union des Clubs de Ligue Féminine de Basket dit STOP au mépris.
SOYONS FACTUELS.
Les clubs de LFB ne sont bénéficiaires d’aucun droit TV. Pire encore, la diffusion en webtv repose sur un investissement annuel de 20 000 euros par club pour les seuls matchs de LFB.
Cette saison RMC aura diffusé au maximum une quinzaine de matchs de LFB, sans rendez-vous récurrent, sans moyens de commentaires dans les salles par souci d’économies, sans ligne éditoriale assumée sinon ces commentaires vulgaires et scandaleux.
Ainsi, le basket féminin et la stratégie de « son » diffuseur officiel ne mériteraient pas la même évolution que d’autres sports féminins tel que souligné par le rapport du CSA de 2017 relatif à la diffusion de la pratique sportive féminine à la télévision :
- Un poids des retransmissions sportives en augmentation
- Plus de visibilité du sport féminin à la télévision
- Une diffusion de plus en plus rentable
- Une corrélation positive entre médiatisation et pratique sportive.
Enfermés dans un contrat de mariage forcé, le basket féminin regarde passer le train de l’évolution spectaculaire d’autres sports.
Plus récemment, le 9 février dernier à l’occasion de l’opération Sport féminin toujours, un sondage ODOXA a révélé que près de 8 Français sur 10 souhaitent voir davantage de sport féminin à la télévision, l'estimant aussi intéressant et spectaculaire que le sport masculin mais que pour 88 % des sondés, le sport féminin n'est pas suffisamment médiatisé, alors qu'il est jugé aussi intéressant (83 %) et spectaculaire (73 %) que l'équivalent masculin.
Alors OUI, STOP AU MEPRIS, AU SEXISME ET A LA VULGARITE, le basket féminin, ses joueuses, ses clubs et l’ensemble des supporters et pratiquants méritent le respect et une fenêtre médiatique.
Ne comptez pas sur nous pour alimenter un faux débat basket masculin vs basket féminin. C’est bien le basket français dans son ensemble qui souffre d’une médiatisation trop faible et peu valorisante, un vrai paradoxe compte-tenu de la dimension spectaculaire de ce sport. Par ailleurs, l’ancrage et l’importance sur les territoires des clubs professionnels est également sans commune mesure avec la médiatisation qui en est faite.
D’autre part, comme l’a souligné Madame la Ministre des Sports en mars dernier, nous ne pouvons plus admettre de nous voir reprocher depuis trop longtemps que le sport féminin devrait être plus performant pour être mieux médiatisé et plus vendeur pour attirer les annonceurs et le public. Cet argument ne tient plus. Comme nous l’avons exprimé devant le président de la Fédération Française de Basket le 8 avril dernier nous voulons avoir notre mot à dire sur la médiatisation de notre sport et les négociations futures des accords relatifs à notre sport.
Il en va d’une responsabilité historique à 5 ans des Jeux Olympiques en France pour un sport collectif qui fournit à la France depuis plus de 20 ans l’un des plus beaux palmarès internationaux par la force de l’engagement de clubs, de leurs joueuses, de leurs entraîneurs, de leurs bénévoles et un engouement populaire non démenti dans les salles.
Nous souhaitions, au-delà du Président de la Fédération, de la direction de RMC Sport, du CSA, du ministère des Sports et de l’égalité hommes-femme, partager avec vous notre indignation mais aussi notre détermination.

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